Une histoire de femmes
Elle est la plus belle, la plus gracieuse. Ses mouvements sont fluides, maîtrisés, et son allure impeccable. Impossible de ne pas la remarquer. Et aujourd’hui, c’est son regard à elle qui se pose sur moi.
Je détourne les yeux du miroir, évitant son reflet, et tente de me concentrer sur les instructions de la professeure : jambe droite en avant, bras gauche en arrière, puis on alterne. Je m’entraîne plusieurs fois en silence, répétant le pas jusqu’à ce qu’il me semble naturel. La musique démarre, et je m’efforce de suivre le rythme.
« Parfait, bravo ! », lance la professeure. « Tu pourrais venir devant pour montrer l’exemple aux autres ?»
Un frisson me parcourt. Adrianna, cette femme qui captive tous mes sens, se dirige déjà vers l’avant. Elle commence à danser, incarnant une harmonie presque irréelle. La musique reprend, et malgré mes efforts, je ne peux détacher mes yeux d’elle. Chaque pas, chaque mouvement me fascine.
« Jambe droite, bras gauche, en douceur ! Laissez votre poids se répartir sur la jambe opposée. Et surtout, restez équilibrés » explique la professeure d’un ton encourageant.
Elle s’approche sans que je m’en rende compte. « Tu as besoin de maintenir un peu plus la position avant de revenir. Allez, essaie encore ! »
Je sursaute légèrement en comprenant qu’elle s’adresse à moi. J’étais tellement absorbée par Adrianna que je n’avais rien entendu. Je rougis, hoche la tête et refais le mouvement avec application. Cette fois, je veux leur montrer que je peux réussir, qu’il y a aussi de la place pour moi dans cette salle.
« Bien mieux, vraiment. Mais essaie de laisser tes pensées dehors. Tu sembles distraite aujourd’hui »,
murmure-t-elle avec un sourire avant de s’éloigner.
Je sens mes joues s’enflammer et j’espère que personne n’a remarqué mon trouble. Mais mes yeux cherchent déjà Adrianna dans le miroir, comme attirés par une force invisible.
Cette fois, je prends le temps de détailler ses jambes solides, si parfaitement sculptées par l’effort. Mon regard remonte doucement, glissant sur ses hanches moulées par son legging noir. Mon souffle se coupe un instant. Je mords ma lèvre sans m’en rendre compte.
Mon exploration continue. Ses flancs, ses épaules, cette nuque perlée de sueur qui brille sous la lumière. Ses cheveux tirés en une queue de cheval dégagent chaque ligne de son cou. Une envie inattendue monte en moi. L’envie de goûter à cette perfection, de découvrir la chaleur de sa peau, là où les gouttes de sueur se déposent. Mon esprit vacille un instant, mais je sais qu’il faut que je reprenne mes esprits.
La danse continue. Mais pour moi, c’est un tout autre combat qui se joue.
Plongée dans mes pensées, je finis par trébucher, sourde aux instructions de la professeure et à la musique qui emplit la salle. Comment ai-je pu me laisser distraire ainsi ? Je suis entourée de monde ! À tout moment, quelqu’un pourrait remarquer mon trouble... et ce que je ressens, jusque dans mon corps.
Seule moi connais l’humidité qui s’est insinuée sous mon legging.
La réalité me rattrape rapidement. La professeure s’approche et me demande si tout va bien. Je sens mes joues s’empourprer une fois de plus. J’humidifie nerveusement mes lèvres, réajuste mon sweat-shirt pour donner l’impression de m’occuper, d’être ailleurs. J’acquiesce brièvement et tente de reprendre contenance.
Heureusement, le cours touche à sa fin. Je murmure des au revoir à mes camarades, attendant patiemment que tout le monde quitte la salle. Une fois seule, je m’avance au centre, le cœur plus calme, et fixe mon reflet dans le miroir. Un soupir s’échappe.
Je ramasse mes affaires, prête à rentrer. Mais en arrivant au vestiaire, je réalise que je ne suis pas seule. Adrianna est toujours là.
L’eau chaude coule sur ma peau, apaisant chaque tension accumulée. Mes muscles se détendent, et je laisse mes pensées s’évaporer avec la vapeur... jusqu’à ce que j’entende la porte s’ouvrir. Avant même de pouvoir me retourner, deux mains fermes attrapent mes bras. L’odeur qui emplit mes narines dissipe tout doute : c’est Adrianna.
Mon souffle se coupe, et la surprise laisse rapidement place à une excitation brûlante lorsque je sens la pression de ses tétons contre mon dos.
« Qu’est-ce que tu fais ici ? Si quelqu’un nous voit... », murmuré-je d’une voix hésitante.
« Tais-toi... Si on reste discrètes, personne ne saura. »
Ses paroles s’effacent presque aussitôt, car sa main glisse déjà autour de ma taille. Elle descend, audacieuse, jusqu’à atteindre l’intérieur de mes cuisses. Instinctivement, je les avais serrées l’une contre l’autre, mais sous l’insistance de ses doigts, je cède, laissant tomber mes dernières résistances.
À mesure qu’elle explore ma chatte avec une assurance déconcertante, je m’abandonne complètement à ses caresses. Mon souffle se mêle à l’air chargé de vapeur. Je bascule la tête en arrière, cherchant l’appui de son épaule.
Adrianna en profite pour déposer des baisers sur mon cou. Puis elle mord légèrement, un geste qui me fait frissonner malgré la chaleur enveloppante de l’eau. Je ferme les yeux, absorbée par ses gestes, par cette audace qui ne laisse aucune place à la réalité extérieure.
Nos regards se croisent enfin, et en une fraction de seconde, nos lèvres se rejoignent dans un baiser fiévreux, presque désespéré. Chaque sensation est amplifiée : l’eau chaude qui glisse sur ma peau, les gouttelettes qui se mêlent à son corps contre le mien. Je ne peux m’empêcher de laisser échapper un léger gémissement, vite capturé par sa bouche. Adrianna, amusée, me pousse doucement contre le mur de la cabine, et je me retrouve face à elle, son corps nu parfaitement visible sous la lumière tamisée.
Les courbes que je n’apercevais que discrètement sous ses vêtements sont maintenant magnifiées, bien plus prononcées, bien plus réelles.
Ses mains se mettent à explorer mon corps, et je perds la notion du temps. J’ai beau savoir qu’elle n’en a que deux, leurs mouvements me submergent, comme si elles se multipliaient pour parcourir chaque parcelle de ma peau.
Son toucher expert, la chaleur de son corps pressé contre le mien, l’eau qui ruisselle entre nous et cette montée d’adrénaline mêlée de crainte à l’idée d’être surprise... Tout cela m’enivre. Mon esprit s’abandonne à la pure sensation, incapable de se concentrer sur quoi que ce soit d’autre que ses mains sur moi.
Quand j’écarte légèrement les jambes, elle ne perd pas une seconde. Ses doigts glissent en moi avec une précision déconcertante, déclenchant une douce torture qui fait monter en moi un plaisir incontrôlable. Instinctivement, je bouge mes hanches pour les accueillir encore plus profondément, synchronisant mes mouvements avec les siens. Ses doigts s’arquent, créant des vagues intenses de sensations, chaque geste rythmé et parfait.
Je lutte pour garder mon équilibre, ma tête se penchant d’instinct jusqu’à trouver refuge sur son épaule.
Haletante, incapable de me retenir, je la mords doucement, cherchant à libérer cette tension qui monte en moi, aussi désespérée que je suis de sentir ses doigts aller encore plus loin.